Comme le 12ème plan quinquennal chinois, celui de Shenyang place la protection de l’environnement au cœur des actions majeures dans les 5 ans prochains. Cette synthèse consiste à rappeler les grands projets industriels et énergétiques cités dans le 12ème plan de Shenyang et l’importance qu’il accorde au développement écologique dans le chapitre 4.
Pendant le 11ème plan quinquennal, la ville de Shenyang a connu une très haute croissance moyenne annuelle, soit 16,3%, le PIB de 2010 étant de 501,5 Md CNY, soit 2,1 du PIB en 2005. Afin de poursuivre la croissance tout en garantissant une meilleure qualité de vie, le 12ème plan quinquennal a fixé 7 secteurs prioritaires : la manufacturation des équipements technologiques, l’industrie informatique, la biopharmacie, l’aéronautique, les nouveaux matériaux, les énergies renouvelables et l’environnement. Concernant les énergies renouvelables, la ville s’efforce à développer l’éolien, l’énergie nucléaire, les véhicules propres, le PV et les LED. Quand à l’environnement, les secteurs prioritaires sont : la récupération de l’énergie dans le traitement de l’eau, dans le traitement des déchets, la congestion, le green building, l’éclairage, ainsi que la fabrication des équipements avancés appliqués dans tous les domaines cités.
Les grands projets industriels dans la construction, l’énergie et l’électricité
Le 12ème plan quinquennal prévoit 8 projets industriels dont l’investissement dépasse 10Md CNY :
Le développement de la congestion fait partie des stratégiques énergétiques de Shenyang. Le 12ème plan quinquennal prévoit de nombreux projets afin d’améliorer les réseaux de chaleur et de froid:
Concernant l’électricité, plusieurs projets sont également prévus :
Chapitre 4. Renforcer la construction écologique
Il faut promouvoir activement l’écologie dans tous les domaines, ainsi que l’économie circulaire dans la production, la circulation et la consommation. L’objectif est de réaliser le développement de la société à low-carbone (faible émission de carbone) et de créer des villes écologiques.
I. La consommation des ressources de manière économe par toute la société.
Les principes consistent à en même temps de l’exploitation, mettre en priorité la consommation économe des ressources, y compris les énergies, l’eau, le sol et les matériaux.
En ce qui concerne les énergies, il faut limiter le développement des secteurs à haute consommation énergique. L’économie des énergies doit être réalisée par le développement technologique. Elle comprend la réforme de gestion et la restructuration optimisée des secteurs et des produits. Il est obligatoire d’éliminer les techniques, les procédés de fabrication et les équipements qui demandent une consommation importante des énergies. Les secteurs concernés sont l’industrie, la construction et le transport.
En ce qui concerne l’eau, l’irrigation agricole est à améliorer par des technologies avancées. Il faut créer des projets pilotes dans l’agriculture et l’industrie, notamment pour le recyclage des eaux usées dans les villes. Il faut créer des entreprises, des zones d’irrigation et des quartiers de consommation économe d’eau.
Pour le sol, il faut appliquer le système le plus strict pour la protection du sol arable, mettre en application toutes les mesures en la matière. Il faut aussi augmenter les investissements et les bénéfices par la mise en œuvre de quota dans l’utilisation des terrains et des standards des investissements. Rassembler les industries dans les zones industrielles, la population dans les villes et l’habitat dans les quartiers.
Enfin pour l’économie des matériaux. Il faut mettre l’accent sur la gestion de la consommation des matières premières notamment dans les secteurs clés. L’idée est de promouvoir le design écologique, les procédés de fabrication qui consomment moins et l’utilisation des matériaux performants, efficaces et recyclables.
II. La protection de l’environnement
La protection de l’environnement consiste à protéger, à aménager, et à promouvoir la société écologique.
La mise en œuvre des travaux d’aménagement des canaux permet de créer un paysage des rivières écologiques. Il faut continuer le contrôle de l’émission des polluants, améliorer l’état des rivières. Il faut protéger strictement les sources d’eau potable, améliorer la qualité et assurer la sécurité.
Il faut renforcer le contrôle de SO2 et des oxydes d’azote émis par les centrales thermiques et des chaudières. Pour ce, les entreprises doivent installer des équipements adéquats. En même temps, il faut aussi améliorer l’efficacité des énergies propres en développant la congestion. Par ailleurs, il est également important d’améliorer la gestion des chantiers et l’émission des gaz par les automobiles.
Sur la base de créer des villes, quartier ou village écologique du niveau national, il faut renforcer l’aménagement des milieux ruraux, le traitement des eaux usées, des ordures et des déchets dangereux. L’objectif est d’atteindre le traitement des eaux usées et des déchets à 100%.
Il faut rétablir l’écologie dans les zones de mines et continuer à protéger des réserves naturelles, par exemple le parc Jaidawolong. Les mesures de contrôle doivent être déclinées dans les zones.
III. Le développement de l’économie circulaire
Sur le principe de créer il faut promouvoir le mode de développement circulaire, soit « réduire, réutiliser, recycler ». Ce système doit être promu par le gouvernement, participé par le grand public et piloté par le marché.
Il faut accélérer la construction des zones industrielles, en favorisant les interactions entre les différents secteurs. Les entreprises sont encouragées à utiliser des procédées et des équipements avancés pour établir un mode de production à « basse consommation, basse émission et haute performance ».
Sur la base des sites de démonstration, il faut se servir pleinement du système actuel de recyclage et établir des zones modernes environnementales afin de créer un système de recyclage.
Il promouvoir la consommation verte non seulement dans les administrations, mais également sur le marché et parmi le grand public.
Pour soutenir le développement et la standardisation de l’économie circulaire, il faut appliquer des mesures diversifiées : fiscalité, conditions d’investissement, crédit et prix pour orienter les entreprises et les consommateurs.
IV. Le contrôle de la pollution et la diminution des émissions
Il faut contrôler la quantité totale des émissions, notamment pour la COD (demande d’oxygène chimique), SO2, l’azote ammoniacal et les oxydes d’azote. Pour ceci, il faut optimiser la structure des secteurs et le mode de développement. Les mesures peuvent être la construction des équipements de traitement de l’eau, l’amélioration de la réutilisation et du recyclage des eaux usées, la promotion des nouvelles technologies dans les centrales thermiques et la mise à jour des normes pour les automobiles.
V. Le développement du low-carbone
Les clés du développement du low-carbone sont l’utilisation des énergies propres et l’amélioration des technologies.
Les énergies propres comprennent la géothermie, le gaz de charbon et l’éolien etc. Il faut promouvoir l’utilisation du gaz, optimiser la structure de consommation, diminuer la consommation du charbon. Dans les milieux ruraux, les énergies propres sont le méthane, la paille et le solaire. L’objectif est d’atteindre plus de 50% d’utilisation des énergies propres dans la vie rurale.
Par des nouvelles technologies, il faut augmenter l’efficacité du charbon et diminuer des émissions des polluants. Les sites de démonstration doivent être établis premièrement dans les secteurs suivants : l’électricité, le transport, la construction, la métallurgie, la chimie et la pétrochimie.
Il faut encourager les entreprises à utiliser les nouvelles technologies : les procédés, les équipements et les matériaux. Il faut aussi les encourager à s’autocontrôler et à introduire les technologies étrangères.
Afin de promouvoir le mode de vie à low-carbone, il faut améliorer le réseau de transport en commun, contrôler plus strictement l’émission du gaz des véhicules, mettre en service des bus écologiques et encourager l’utilisation des voitures de petite consommation.
En 2010, la valeur de production du secteur de l’environnement s’élève à 41,5 milliards CNY à Shenyang. Ce secteur regroupe 355 entreprises et 30 000 employés. L’objectif pour 2012 est de 80 milliards CNY en introduisant des technologies étrangères. En 2015, la municipalité de Shenyang, en favorisant les R&D, prévoit 170 milliards CNY, et 350 milliards CNY pour 2020.
Suite à la signature du MOU franco-chinois sur les éco-quartiers, deux parcs environnementaux sino-français sont planifiés dans les zones de développement suivantes : la zone de développement économique de Shenyang et la zone environnementale de Shenyang.
Le parc sino-français dans la zone de développement économique (dénommé parc N°1) est dédié à trois secteurs :
Le parc sino-français dans la zone environnementale de Shenyang (dénommé parc N°2) est dédié au recyclage :
Le parc N°2 sera composé de 9 sous-parcs : recyclage des produits domestiques, recyclage des produits importés, recyclage des papiers, recyclage des produits chimiques, production des équipements environnementaux, traitement des déchets dangereux, production des énergies renouvelables, recyclage des produits caoutchouteux et plastiques et recyclage des matériaux nouveaux.
Pour atteindre les objectifs du 12ème plan quinquennal, Shenyang a besoin de technologies françaises dans les domaines suivants :
1) Les technologies et équipements de traitement
2) Les énergies renouvelables :
3) Le recyclage des déchets et des produits réutilisables :
4) Les bâtiments verts :
5) Les services liés à l’environnement :
Une réunion de travail le 25 mai 2011 avec le Bureau de la protection de l’environnement et la Commission de la construction urbaine et rurale a permis de faire le point sur les objectifs du 12ème plan quinquennal en matière de développement urbain durable et de lister les domaines pour lesquels la Municipalité chinoise fera appel aux technologies et à l’expertise étrangère, notamment française.
Bureau de la protection de l’environnement
1) 3 entreprises leader en protection de l’environnement à Chongqing :
2) Au cours du 12e plan quinquennal, le Bureau de protection de l’environnement va mettre l’accent sur les domaines suivants :
Commission de la construction urbaine et rurale
1) Trois centres clés dans lesquels les réseaux de froid et de chaud sont fournis en commun à partir de l’eau du Yangzi.
2) Projets importants annoncés pour le 12e plan quinquennal :
Au cours du 12e plan quinquennal, la municipalité de Chengdu va mettre l’accent sur les domaines suivants :
Suite aux derniers échanges et réunions de travail et à l’annonce des objectifs et mesures du 12ème plan quinquennal, la ville de Chengdu a soumis une première liste de projets prioritaires à mettre en œuvre.
La Commission de la Construction a besoin des technologies françaises dans les domaines suivants :
CECEP Chengdu Industry Development Co., Ltd est une entreprise locale leader dans la protection de l’environnement et l’efficacité énergétique. Elle travaille actuellement sur ces 2 projets majeurs à Chengdu :
Cité industrielle de la protection de l’environnement et de l’efficacité énergétique de Chine à Chengdu (au district Jintang)
Note : Chengdu comptera ainsi 2 parcs industriels importants orientés développement durable, avec la zone de développement économique et technique de Chengdu, qui développe notamment la production de batteries pour les nouvelles énergies.
Bâtiment à haute efficacité énergétique : Chengdu International Science & Technology and Energy-Saving Building